Du bilan à la consultation individuelle, une interface de conseil, d'orientation et de soutien spécialisée en gériatrie.


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Le Centre de Prévention des Risques Liés au Vieillissement (CPRLV) de la Drôme.


LE CENTRE DE PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS AU VIEILLISSEMENT DE LA DRÔME a été créé il y a une quinzaine d'années à l'initiative de Monique Ferry, chef de service de gériatrie de l'Hôpital général de Valence. Confronté à des hospitalisations en urgence de personnes âgées qui, faute de solutions, restaient dans les services hospitaliers en attente d'un bilan sérieux et d'une orientation adaptée, ce médecin décida de créer une structure permettant d'éviter des séjours déstructurants à l'hôpital et des “placements catastrophe”. Avec le vieillissement constant de la population, un centre tel que celui de la Drôme a plus que jamais sa raison d'être et on ne peut que déplorer qu'il ne compte encore qu'une poignée d'émules en France. Les trois “piliers” du CPRLV : un médecin gériatre (Monique Ferry, Paule Glaizal, Muriel Mignot), une psychologue spécialisée (Agnès Lambertin, Magali Duc), et une assistante sociale (madame Vialle). C'est dire que le Centre appréhende le vieillissement dans sa globalité et s'intéresse à toutes ses incidences : physiques, psychiques et sociales. Lieu de prévention et non de soins, il apporte une aide précieuse aux personnes âgées et à leurs familles. Tout d'abord en proposant des bilans individuels : «Les généralistes n'ont pas suffisamment de temps pour faire des bilans de gériatrie approfondis» précise le docteur Glaizal. Investigation médicale pointue, tests neuropsychologiques, appréciation de la situation sociale, les bilans effectués au Centre durent deux heures. Par ailleurs, des consultations individuelles sont proposées certains après-midi : aide aux aidants, soutien des personnes âgées déprimées ou déstabilisées par la perspective d'un placement, séances de stimulation mémoire, suivi social. Les consultants peuvent être de jeunes retraités à la recherche de conseils de prévention, des octogénaires qui consultent pour un bilan mémoire, des personnes en situation limite qui s'interrogent sur la possibilité de continuer à vivre à domicile. «L'objectif du Centre est avant tout de favoriser le maintien à domicile. Parfois, des traitements spécifiques, des réaménagements appropriés de la vie quotidienne, une concertation avec le médecin généraliste suffisent à traverser un cap difficile et permettent d'ajourner le placement. Il ne s'agit pas de retarder pour retarder mais d'éviter les effets négatifs d'un placement de crise, explique le Dr Glaizal. Il n'y a pas de règles absolues pour définir les limites du maintien à domicile et conseiller l'orientation en institution. C'est à chaque fois fonction de la personne et de son entourage. Certaines personnes qui, d'un strict point de vue médical, pourraient rester chez elles vont se sentir plus en sécurité dans une institution. D'autres, très dépendantes physiquement ou psychiquement peuvent bénéficier du soutien des services de maintien à domicile en permanence chez elles et ne sont pas prêtes à faire le pas. D'autres encore pourraient éventuellement être maintenues à domicile mais n'ont pas les moyens de rémunérer une garde de nuit. Quand je repère des situations dangereuses - je pense à des personnes extrêmement désorientées qui continuent à vivre chez elles dans des conditions limites - j’organise une réunion avec la famille et les divers professionnels compétents pour définir la prise en charge la mieux adaptée.»
 
 

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