Nutrition et vieillissement :
Apprécier les saveurs de la vie
Ce n’est pas bon ! Renoncer à
l’impossible, reconquérir le possible
Démence et nutrition : Des “cantous” où l’on prend le temps
  "J’ai envie de choses différentes d’avant"
  "Recevoir a toujours été mon plus grand plaisir"
"Faire du repas une petite fête"
  "Un café, une tartine : voilà pour le dîner"
"Les pros du système D"
  Pour croquer la vie à pleine dent !
  Charles-Henri RAPIN
Contre la dénutrition, des gériatres s’engagents
  Claude DUCOTTET
Refus alimentaire : Un acte extrême qui pose question
  La réponse des chefs "Privilégier le plaisir"
  Pas de retraite pour la fourchette
Pour chacun d'entre nous, le fait de manger dépasse largement le contenu de notre assiette. Si «le manger» renvoie spontanément à l'équilibre alimentaire et à la notion de santé, il est également indissociable de l'histoire de chacun, de ses désirs, de son plaisir. Pour la personne âgée, plus que pour toute autre, manger n'a rien d'un acte banal. Parce que le risque de dénutrition et de déshydratation est une menace réelle, parce que l'envie ne fait pas toujours le poids face aux médicaments, parce que les problèmes bucco-dentaires viennent parfois gâcher le plaisir, parce que le même repas, à 80 ou 90 ans, n'a plus toujours la même saveur qu'autrefois. Pour contrer ces différents obstacles, les professionnels et les proches doivent faire preuve de vigilance et d'imagination, et redonner ainsi du goût à l'assiette comme à la vie.

EDITO

L’art de faire passer, en quelques minutes, des aliments simplement comestibles au niveau du plaisir, l’art de transformer, en temps réel, la matière en joie, tels sont pour moi la définition et le sens de la cuisine. Cependant, la cuisine ne permet pas à elle seule d’accéder au rêve. Le décor, l’atmosphère, les hommes et les relations qu’ils créent, sont autant de paramètres indispensables pour accéder au bonheur. Ce bonheur, qu’avec mes équipes, je m’efforce chaque jour de procurer à mes convives.
Quelques heures précieuses durant lesquelles ils seront choyés, où ils seront l’objet de toutes les attentions, où ils seront accueillis comme nulle part ailleurs, avec un voiturier, un hôte qui leur sourit, des serveurs attentifs à leur bien-être… Autant de gestes qui témoignent d’une volonté, perceptible à chaque instant, de faire plaisir. En cela, je considère qu’un grand restaurant est aujourd’hui l’un des derniers lieux civilisés de la planète, le lieu de tous les possibles, pourvu que le convive y pénètre avec ses propres ingrédients : curiosité et envie.

suite de l'édito...

 
 
 

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